Pensée d’un jour, bonjour !

19 avril
La voiture de Casimir est à vous…

Vous voulez vous offrir une folie ? Elle n’est pas bien grande (échelle 1/18e), pas franchement belle (on ne vous la piquera pas) mais elle est très seventies, notamment sa couleur orange, comme les poêles Tefal, la carte de transport éponyme, la R14, le papier peint de ces années là et Casimir ! Ce dernier aurait aimé la « Bond Bug » pourtant minuscule mais désirable. C’est la dernière automobile produite sous le nom de la société « Bond Car Limited » après son rachat par le constructeur britannique Reliant. Fabriqué de 1970 à 1974, ce drôle d’engin à deux places et trois roues, est habillé d’une carrosserie en polyester. Son design est signé Tom Karen qui, côté sérieux, voyageait léger… Le prototype a été construit sur un châssis inédit et adopte la mécanique de la Reliant Regal.
Voici la vraie Bond Bug :

large_127246Et voici sa réplique au 1/18e :
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Vous pouvez acquérir la reproduction miniature de ce modèle ici : https://www.dnacollectibles.com/products/bond-bug
pour la somme de 133 euros…

13 avril
Vendredi saint d’esprit

B9713476953Z.1_20171012152237_000+G2Q9V63RH.3-0Il n’y avait pas de vendredi 13 au mois de mai 1968 (c’était un vendredi 10…) mais la malchance a quand même frappé : la Méhari est présentée par Citroën à la presse lors de ce très houleux « joli » mois de mai. Il n’y en avait pas non plus en 1973 (c’était un vendredi 11…) mais cette année là, on s’est pris une crise pétrolière et des limitations de vitesses sur le museau. En mai 1976, le vendredi 13 non plus n’était pas au rendez-vous (c’était un vendredi 14, pas tombé loin…) et pourtant, Renault s’apprêtait à commercialiser cette année-là sa R14 (private joke). En 1978, le mois de mai offrait un vendredi 12, pas un 13. Et pourtant Citroën allait dévoiler sa Visa quelques temps plus tard… En 1991, le vendredi 13 est toujours absent (c’était un vendredi 10…) et Citroën – décidément – présente la ZX l’année de la guerre du Golfe. Même en l’an 2000, alors que tout le monde avait envisagé le pire avec le « bug de l’an 2000 », le vendredi 13 a déserté le calendrier. Cette enquête poussée (!!) nous permet donc d’affirmer qu’il n’y a pas besoin d’un vendredi 13 pour que la malchance s’abatte sur vous. Nous en déduisons donc tout naturellement que le vendredi 13 porte plutôt chance ! Alors ce vendredi 13 mai 2018, nous l’espérons, ne pourra que vous apporter joie et satisfaction. Bonne journée  🙂

10 avril
Réflexions sur la nouvelle Focus Active

Ford a donc présenté sa Focus dont vous trouverez toutes les caractéristiques techniques sur les sites généralistes.

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Je ne suis pas devin – même si Bourguignon…- mais j’imagine que la version Active de cette nouvelle Ford Focus va plaire : une garde au sol rehaussée de 4 cm, l’accastillage classique d’une baroudeuse des villes, des boucliers avec des pseudo-protections de franchissement et hop, le tour est joué.

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L’investissement est relativement limité car, en dehors des pièces spécifiques, il a juste fallu adopter le système de contrôle de traction et mettre au point la voiture avec de nouveaux réglages de suspensions liés à la rehausse du véhicule. Cette Focus Active me fait penser à ce qu’ont réalisés les constructeurs français sans forcément beaucoup de succès. Je pense à l’éphémère Citroën C5 Cross Tourer ou l’actuelle Peugeot 508 en version RXH que certains espéraient en motorisation thermique avec les attributs esthétiques de la RXH (hybride)…

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Et lorsque je vois les premières photos de la Focus Active, j’ai même une pensée pour la DS4 qui a elle aussi joué sur l’augmentation de la garde au sol pour singer l’univers des 4X4 tout en pénétrant dans celui des coupé SUV… Les constructeurs français ont choisi désormais de délaisser les silhouettes « ni-ni » comme celle de la Focus Active (ni-tout à fait berline, ni-tout à fait 4×4) au profit des SUV purs et durs. Un choix dicté sans doute par les investissements. Mais je reste persuadé que la Focus Active a toute sa place sur le marché et dans la gamme aux côtés de ses frères SUV. Elle grapillera des ventes sur la concurrence grâce à son look, sans grands investissements. De là à écrire qu’une Peugeot 308 « Cross-quelque chose » serait assurée d’un succès, c’est une autre histoire…

6 avril
Qu’êtes-vous devenue Ulrika ?

Quel âge aviez-vous en ce début des années 1950 ? Il est quinze heures sur la pendule de votre Porsche en ce jour incertain dans un décor qui l’est tout autant. Savez-vous qu’aujourd’hui Ulrika (permettez-moi de vous appeler ainsi) j’aimerais bien prendre votre place ! Remonter le temps et courber ma grande silhouette pour entrer dans cette petite voiture. Dans cette grande Porsche historique !

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Mais pour prendre votre place, encore faudrait-il le faire élégamment. Voire galamment. Vous portez une bague, mais pas à l’annulaire. On devine un brillant qui épouse parfaitement le contour de votre lèvre supérieure. De quelle couleur cet artifice de beauté ? Et votre robe, quelle teinte pour ses rayures ? A la demande du photographe sans doute, vous vous tournez vers lui, même pas impressionnée par le matériel photo assez volumineux de l’époque. Votre main est nonchalamment posée sur ce volant si caractéristique avec ses trois branches à quatre fils si fins que l’on peut facilement admirer à travers eux les 160 km/h annoncés par le tachymètre. Pas de compte-tours ici. C’est une balade que vous me proposez en écoutant la complainte de cet impressionnant poste au son nasillard. Vous étiez mannequin Ulrika en ce début des années 1950 ? Ou salariée de la maison Porsche en devenir ? Compagne du photographe ?

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Sans doute serait-il aisé de dater cette scène. Avec la plaque de police ? Situons-là en été. Vous maniez si bien vos lunettes de soleil, deux frêles ronds noirs au creux de votre main gauche. Quelle ambiance ! Et pourtant il manque le principal : l’odeur. En plein soleil, à quinze heures, l’habitacle de la 356 doit gauchement mélanger les odeurs du tissu, les relents d’huile chaude d’un moteur finalement presque voisin de la banquette et la fragrance d’un parfum aujourd’hui disparu. Le vôtre. Quelle chaleur, et pourtant votre front ne perle pas sous une coiffure figée par une laque aussi pesante que la moiteur ambiante. Fallait-il à ce point que la 356 vous attire dans ses douces griffes Ulrika pour se travestir en voiture féminine ? Elle dont la descendance est devenue si masculine et bestiale…

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30 mars
Merci…..

Je suis seul pour alimenter ce site mais la passion vaut force. Je rédige actuellement un bouquin sur l’automobile (« Ah, tiens ? c’est étonnant! »), je vous en parlerai car il doit arriver à l’occasion du Mondial de l’auto avec un thème qui colle pile-poil avec l’arrivée d’un nouveau concept-car à cette occasion. Chuuuut. Et donc, parfois il se passe une petite journée sans nouveaux posts ici même. « De tous ceux qui n’ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui le font en silence… « 
J’ai eu un petit coup de blues quand, dans la salle de presse du salon de Genève, j’ai vu à mes côtés débarquer une équipe de neuf personnes pour tenir un site auto (un peu…) connu. Forcément, je me sentais un peu tel un sacré village gaulois isolé. Et puis j’ai ri de la situation. Je ne chasse pas le clic, je ne craints pas les claques car je n’ai rien à gagner à faire tourner mon site (financièrement parlant…). J’aime me faire plaisir et faire plaisir ; alors j’espère que les quelques curieux qui naviguent parfois au milieu de ces posts sont satisfaits. Une petite récréation où il est possible d’apprendre et d’être surpris… En attendant la version évoluée de ce site, je dis juste un merci aux « visiteurs » de mon site venus de tous pays. Ici, ceux de la dernière semaine du mois de mars :

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22 mars
Côté réunion, je préfère la France…

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Même si je passe la majeure partie de mon temps à bosser « at home », il arrive parfois que j’enfourche mon Velosolex hybride rechargeable pour me rendre à une réunion. Rien que le mot nous rend grincheux, hein ? Mais à toutes celles et tous ceux qui redoutent toujours ces moments où l’on croit perdre son temps, voici les mots d’un designer français que j’avais interviewé naguère et qui me parlait des réunions en… Corée : « tout d’abord, ne pas se focaliser sur le nom des intervenants, mais sur leur prénom. La Corée est une société qui est restée très féodale et il subsiste de cette période-là seulement quatre ou cinq noms qui représentent 75% de la population coréenne. Parmi eux, les Lee sont les plus courants. En réunion, il m’est arrivé d’avoir quatre Lee en face de moi. Le plus compliqué alors, c’est de retenir leur prénom, souvent double ! Mais c’est impératif de le faire car si vous allez à un rendez-vous avec monsieur Lee, vous avez 350 personnes qui descendent vous voir à l’accueil ! La société coréenne est extrêmement hiérarchisée. C’est le pays, avec Singapour, où l’on travaille le plus en nombre d’heures (pas en productivité). On travaille 1 500 heures par an chez nous ; en Corée, c’est 2 500… J’allais dîner avec eux vers 20h00 et en sortant du restaurant, ils retournaient au boulot ! Les relations sociales sont assez dures. Dans les réunions, les gens se font parfois agonir d’injures et j’ai vu une personne du projet, au milieu d’une réunion, se faire mettre à la porte du programme, sortir de la pièce avec le chef qui vociférait en montrant la porte du doigt. Enfin, il ne faut pas oublier que Seoul représente à elle seule un quart de la population coréenne… » Vous allez adorer votre réunion de demain, en France…

14 mars
Un record vieux de 30 ans !

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En mémoire à Gérard Welter et surtout, à l’équipe WM/WR, je réalise ce matin que les 24 Heures du Mans 2018 seront (peut-être) l’occasion de célébrer les 30 ans de l’époustouflante performance réalisée par l’équipe WM en 1988 en accrochant 405 km/h dans la ligne droite des Hunaudières. Gérard Welter m’avait raconté que Gérard Quéveau, alors patron d’Heuliez, poussait la petite équipe à réaliser ce record en demandant sans cesse : « alors, vous y arrivez ? » Mais « ils » n’y arrivaient pas… Le jour de la mesure du record, c’est le pilote Roger Dorchy qui est au volant. Gérard Welter racontait alors « que Roger s’est arrêté au stand, nous certifiait qu’il était à fond et pourtant les radars indiquaient une vitesse inférieure à 400 km/h. Il me disait : tu sais Gérard, j’ai l’habitude de savoir quand ça va vite, et là je te dis que ça va vite. Ça va même super vite ! Je ne comprends pas ? » Et hop, l’ami Roger repartait pour un tour… « En fin de compte, nous nous sommes aperçus que les radars en place n’étaient pas capables de relever une telle vitesse. Une fois le matériel changé, nous avons explosé le record. Les vrais 405 km/h, nous les faisons en course. Nous avons même réalisé 407 km/h mais comme Peugeot lançait la 405, nous n’avons retenu que les 405 km/h. Nous avions même réalisé 417 km/h sur une portion d’autoroute fermée, presque sans souci… » Deux ans après ce record, des chicanes sont implantées dans la ligne droite des Hunaudières : le record tient donc toujours…


26 février

Du dream-car au concept-car

Il fut un temps où les concept-cars n’en étaient pas. Il s’agissait de dream-cars dessinés non pas par des designers, mais par des stylistes, haut-couturiers de nos rêves d’adolescents. En 1968, j’ai sept ans et les mômes de mon âge jouent avec des miniatures Dinky Toys ou des Norev qui fondent au soleil. Et les filles avec des poupées. Je n’y peux rien, c’était comme ça. Et à sept ans, on aime déjà la bagnole. Bertone lance la Carabo dessinée d’un trait par Gandini qui nous file une érection des neurones. A sept ans, c’est tout ce qu’on excite. Et encore, la presse d’époque est avare de documents couleurs…

LIGNE CARABO

En 1970, Paolo Martin répond avec l’ovni Modulo de Pininfarina le jour où le paternel commande sa Renault 12. L’environnement esthétique navrant de mon quotidien donne ainsi plus de force à mes rêves. Deux ans plus tard, Paul Bracq taille des volumes un tantinet moins rigides avec sa BMW Turbo… On passe du vert Carabo au blanc nacré Modulo pour finir avec l’orange flashy de la teutonne !

LIGNE MODULO

Ca a de la gueule, c’est frais, ça hypnotise et fait rêver…  Je n’avais droit qu’à une seule nouveauté Solido par an (oui, j’ai attendu plus de six mois avant de m’offrir le break Renault 12 Solido) et on restait sage à l’école. Respectueux. Et je rêvais de pouvoir un jour côtoyer mes maîtresses de papier sur la moquette d’un salon. Celui de Turin de préférence. Ce que, bien plus tard, mon maître Jean-François M. me fit découvrir…

LIGNES BRACQ

Aujourd’hui – c’est à dire un bon paquet d’années plus tard…- tout est bien plus fort, tout va bien plus vite. Je trouve ça chouette. On ne parle plus de dream-cars, les stylistes sont restés dans l’univers des couturiers et désormais, ce sont des designers qui œuvrent dans celui de l’automobile. L’intelligence s’est associée à l’esthétique et voilà que l’on parle de concept-car. D’une certaine vision du futur. Une vision qui court après la réalité. Certains concept-cars prennent quelques rides, d’autres parfois inconnus s’étaient révélés extrêmement pertinents. Une fuite vers le futur que l’on dessine avec de plus en plus de précision.

 25 février
Un cabrio VW oublié

VW 411 Cabriolet Prototyp

A l’occasion de l’annonce de la production du cabriolet VW T-Roc en 2020 (voir l’onglet « actualité »), il est bon de rappeler qu’à la fin des années 1960, Volkswagen n’était pas encore l’ogre d’aujourd’hui. La fusion de NSU/Audi au sein du groupe allemand va permettre de virer totalement de bord, côté architecture véhicules. Ainsi, en 1968, la dernière berline VW – la 411- est présentée avec son moteur à plat refoidi par air et implanté à l’arrière. Une « grosse Cox » qui n’est plus du tout dans l’air du temps. Mais VW s’accroche à cette architecture désuette. C’est également à cette période que Ferdinand Piëch travaille sur le renouvellement de la Cox avec, là encore, une petite berline à moteur à plat implanté non pas en porte-à-faux arrière, mais sous la banquette arrière. C’est à cette époque que les patrons d’Audi tentent une sorte de putsch et arrivent, grâce au suivi des actionnaires, à faire basculer le projet vers celui de Giugiaro : la Golf sera donc une traction avant ! Ouf ! Mais les « anciens » de VW avaient la peau dure et, en 1968, avaient travaillé sur un dérivé cabriolet de leur 411 à moteur arrière (ci-dessus), sans suite… Le T-Roc, le « pendant » d’une Audi Q2, tiendra une toute petite revanche sur son cousin et néanmoins rival avec sa variante cabriolet…

20 Février
Petit, français mais un peu vu

LIGNESAUTO

L’objet de ce site LIGNESauto était d’abord de publier ce qui m’intéresse. Sans oublier que ce qui m’intéresse peut éventuellement en intéresser d’autres ! J’avais le choix entre un site sur l’évolution de la dissection des grenouilles à travers les âges, mais j’ai choisi l’automobile sous un angle « design, archives et actualités ». Résultat, ce site qui n’en est qu’à ses balbutiements puisqu’encore sans vidéos (ça va venir…) et qui n’est qu’en français (Ooooouh !) est vu d’un peu partout sur la planète. Bon, on se calme, ça reste un cercle très fermé de lecteurs (français) de l’étranger, mais avec la version 4.0 du printemps, on va en tronçonner de la grenouillle, je vous le dis !


17 février

Quand Xavier Peugeot évoque la future grande Citroën

LIGNES CITROEN

Dans une interview à « Top Gear », Xavier Peugeot, patron du produit Citroën, a déclaré que « la berline (segment M2/D, type C5) est presque morte en Europe. Nous devons la réinventer et la rendre aussi moderne et attrayante que les produits du segment des SUV. Nous verrons que les codes des SUV s’étendront à d’autres segments. Nous motivons nos designers en ce sens. Si vous produisez une berline classique ou traditionnelle, je crains que vous ayez des problèmes. » Le concept-car CXperience fut une belle exploration du champ des possibles. Mais elle a déjà presque deux ans… L’art du voyage comme le montrait ce croquis est indissociable de l’image Citroën. Mais suite à la naissance de la marque DS en 2014 et au repositionnement des trois marques du groupe PSA, Citroën a du revoir son propre positionnement. La  Feel good attitude doit désormais guider la conception des futurs produits. Alors cette future berline au double-chevron saura-t-elle exprimer ses différences stylistiques (feel good dans ce cas là !) ou restera-t-elle coincée aux entournures par la volonté d’une silhouette commune à tous les marchés, comme l’impose souvent la mondialisation castratrice ? Derrière les murs du centre de design PSA de l’ADN, la réponse est d’ores et déjà connue…

13 février
Bon, au tour de Ferrari alors…

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Il y plein de petites choses désagréables qui ruinent parfois la vie d’un môme qui y entre de plain-pied : le père Noël est une escroquerie, les dents se carient si on ne les lave pas, l’acnée ne séduit pas les filles… Que dire lorsque les « grands » mentent aux « grands ». De diesel chez BMW, jamais. Un 4×4 chez Porsche, jamais. Une traction avant chez Jaguar, jamais. Une ARNA chez Alfa Romeo-Nissan, jamais. Et pourtant, tout est arrivé. Le pire plus souvent que le meilleur ? A vous de juger… Même Rolls Royce vient de confirmer le nom de son « véhicule tout-terrain » de luxe : Cullinan, du nom d’un gros diamant tout beau-tout cher découvert au début des années 1900. Bref, il y aura donc un gros machin à quatre roues motrices (il ne faut pas dire 4×4 ou SUV, oh my God !) avec la « Spirit of Ecstasy » qui s’extasiera – peut-être – en proue de ce vaisseau d’hyper luxe. Il attaquera avec force les dunes et la boue de la planète entière. C’est le marché qui veut ça. Désormais, seul Ferrari n’a pas osé. Ne dites rien, s’il vous plait, ne dites rien…

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8 février
ça balance pas mal dans l’Espace, ça balance pas mal…

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Or donc, il l’a fait ! Elon Musk, le génial patron de Tesla et de SpaceX, a placé en orbite un roadster Tesla qui devrait prendre ensuite la direction de la planète Mars. Une planète qui l’aura capturé par gravité espère-t-on. Cela s’est donc passé mardi soir lorsque le lanceur Falcon Heavy (qui comme son nom l’indique est le plus gros lanceur au monde) a réussi son décollage et a largué le petit roadster électrique en orbite. A bord de la voiture, un mannequin (Starman) le coude à la portière !
Hallucinant !
Et pourtant, tout le monde s’est levé le lendemain matin comme si de rien n’était ! Une voiture tourne au-dessus de nos têtes et on en fait des tonnes sur la neige qui tombe en hiver ? Mais il faut quoi pour surprendre le Monde désormais ?
Je reste un traumatisé du vol lunaire de juillet 1969 parce que mes parents n’avaient pas jugé bon de laisser un gamin de huit ans regarder cet événement universel. « Merdum » me dis-je alors, « je me vengerai ! » Je l’ai fait en obligeant mes mômes à regarder décoller l’Airbus A380 (je vous rassure, ils ne m’en veulent pas. Enfin, je crois…). Pour la navette de la NASA, ils étaient un peu jeunes, et lorsqu’ils ont eu l’âge de regarder les vols américains, ces derniers n’étaient plus diffusés car devenus routiniers. Seules les deux catastrophes ont réveillé l’écran noir de nos nuits blanches et remplacé les reportages sur la neige en hiver…

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Bref, aujourd’hui une bagnole tourne dans l’espace ! Une caisse qui file droit vers Mars avec des messages d’humour « Don’t Panic » sur le GPS (et d’amour aussi ?) pour les vrais bonhommes Cetelem, des extraterrestres nantis de douze points sur leur permis de voler. La classe, Mister Elon ! Le must du Musk. Les ingénieurs du monde entier ne donnaient pas cher de ce premier vol de votre grosse Falcon Bertha. Tu les as bien eus Elon. C’est chouette tes fusées qui reviennent se poser sur leurs plateformes (j’ai cru à un fake au début), c’est chouette ta voiture qui va se désintégrer dans l’atmosphère martienne, c’est chouette ton lanceur qui réussi du premier coup, c’est chouette aussi tes futurs vols spatiaux.
Mais dis donc, Elon, t’a pensé à la pollution orbitale ? On m’a expliqué qu’une petite vis de 1 mm dans la poubelle de l’espace au-dessus de nos têtes pouvait désintégrer un satellite, voire la station internationale. Alors, ton Roadster, tu lui as laissé un constat à l’amiable dans la boîte à gants ?

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3 février
Le bel élan de la com’ Mercedes

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Lors de la présentation de la nouvelle génération. de sa Classe A hier soir, Mercedes a communiqué un dossier de 80 pages, pas moins. Parmis celles-ci, nous avons relevé un acte assez rare : communiquer sur l’incident qui a coûté cher à la notoriété de la marque allemande lorsqu’une équipe de journalistes suédois avait mis la première Classe A sur le toit lors des test pour la sélection du titre de la « voiture de l’année ». Voici l’extrait du communiqué qui retourne quand même à son avantage l’action menée par le constructeur ! Mais au moins, « l’incident » n’est pas occulté…
« L’avenir appartient aux audacieux : rétrospectivement, cette maxime aurait pu s’appliquer au développement et au lancement commercial de la Mercedes-Benz Classe A. En mars 1997, au Salon de l’Auto de Genève, la marque présente au public international un véhicule révolutionnaire. Ce modèle, qui porte en interne le code série W 168, retient l’attention – avant de faire peu après l’objet de vives critiques. En effet, lors du fameux « test de l’élan » réalisé par des journalistes automobiles suédois, une Classe A se retrouve sur le toit. La réaction de Mercedes-Benz ne se fait pas attendre : les ingénieurs revoient le train de roulement de la Classe A et ajoutent à son équipement de série la régulation de comportement dynamique ESP®. La marque améliore la sécurité des modèles compacts pour la porter à un niveau qui fera désormais référence dans tout le secteur automobile. Ainsi commence l’histoire fabuleuse de la Classe A. »

26 janvier
En 2008, on se posait des questions existentielles à LIGNESauto…

oeufsIl était alors question de savoir qui de l’œuf ou de la goutte d’eau était le plus aérodynamique. A lire ici : oeuf ou goutte d’eau


19 janvier

Charles, jeune conducteur

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Le vendredi 12 janvier, l’usine de Flins qui produit notamment la Renault Clio, la Renault Zoe et la Nissan Micra, a reçu la visite exceptionnelle d’un conducteur très connu : Charles Aznavour en personne. La frêle silhouette de ce grand Homme a déambulé dans les allées proprettes de l’usine car l’ami Charles veut acheter une Clio. Mais il hésite désormais avec la Zoé. Ce que l’on peut vous dire Monsieur Aznavour, c’est que votre Clio ne viendra pas forcément de Flins car elle est aussi produite en Turquie à Bursa et en Slovénie à Novo Mesto. Bon choix quand même, mais demandez une sacrée ristourne, la nouvelle génération sera là dans moins d’un an !

11 janvier
C’est lui qui le dit. Et ce n’est pas n’importe qui…

LIGNESautoCes 80 km/h m’exaspèrent… Mais comment faire passer un message simple et limpide sur cette idiotie ? J’abandonne, honteux de ne pas savoir par quel bout prendre ce sujet. Alors j’ai lu cette lettre qui ne vient pas de n’importe qui. Lisez-là, faites-la lire. Ah, au fait, c’est ce grand Monsieur qui l’écrit : Jacques Cheinisse, Directeur commercial chez Alpine 1963/1968, Directeur sportif Alpine/Renault 1968/1975, Chef de Produit chez Renault 1975/1984, Directeur du Produit chez Renault 1984/1996, Directeur de la Prospective Automobile chez Usinor 1996/1999. Lisez-là et merci à J.J.Cornaert de l’avoir partagée…
http://cheinisse-ex-renault.hautetfort.com/archive/2018/01/08/80-km-h-lettre-ouverte-a-monsieur-le-premier-ministre-6015260.html

4 janvier
A vous, Monsieur Kenichi…

Dans l’univers automobile, il y a une multitude de grands hommes. Sans remonter jusqu’à Goettlib Daimler, Armand Peugeot ou encore Ferdinand Porsche, sans même évoquer les Louis Renault, André Citroën ou Toyoda, il est des hommes qui ont posé leur propre pierre à l’édifice de l’histoire automobile. Kenichi Yamamoto était de ceux-là, lui qui a cru au développement du moteur rotatif (voir l’onglet « actualités »). Alors comme il y a une sorte de douce folie à foncer dans une direction coûte que coûte, folie que l’on respecte d’autant plus qu’elle force les lignes qu’on croyait figées, j’ai adoré retrouver cette publicité de l’époque qui vantait les mérites du moteur rotatif Mazda. A vous, monsieur Kenichi Yamamoto…MAZDA

 

29 décembre
Pourquoi BMW a-t-il pu utiliser le zéro central dans ses appellations et pas Porsche ?

Lorsque Porsche dévoile sa 901 en 1964, Peugeot fronce les sourcils et rappelle au constructeur allemand qu’il a déposé tous les nombre à zéro central et force donc Porsche à changer son appellation de 901 à 911. Pourtant, l’un des concurrents de Porsche ne s’était jusqu’alors pas gêné pour appeler ses modèles avec des sigles à zéro central : BMW et sa série 500.
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La BMW 501 fut ainsi en 1952, la première BMW produite après la seconde guerre mondiale. Dotée d’un six cylindres en ligne de 1.8 et 2.0 l, la 501 avait même une grande sœur – la 502 -propulsée par un V8 de 2.6 l, le premier véhicule à moteur V8 de l’après-guerre en Allemagne. Puis, quatre ans plus tard, BMW dévoilait sa 503 coupé et cabriolet.503_56_60La paternité de son design reviendrait à Albrecht von Goertz mais ce dernier a bénéficié des travaux de Kurt Bredschneider. Bref, ce somptueux coupé fut doté du V8 de la 502 dans sa cylindrée de 3.2 l et, avec le cabriolet, sa production a été portée à… 413 exemplaires ! C’est un peu l’ancêtre de la Série 6 actuelle. Et continuant en si bon chemin, BMW ajouta à ses 501, 502 et 503 la BMW 507 en 1955, sans doute la plus connue, sans que Peugeot n’interdise rien.507_55Mais il s’en est fallu de peu pour BMW car Peugeot envisageait déjà de déposer les appellations à zéro central. Le système de ces dénominations apparut chez le constructeur français avec la 201, tout simplement parce qu’il s’agissait du 201e projet. La 301 qui suivra en 1932 pose clairement les bases d’un nombre dont le premier chiffre situe la taille du véhicule et le dernier, la génération du véhicule. Mais Peugeot n’avait encore pas déposé ce principe et il fallut attendre le projet de la 404 qui aboutit en 1960 pour que Jean-Pierre Peugeot se décide enfin à concrétiser son souhait et protège le zéro central. Cela faisait donc belle lurette que BMW s’était accaparé quelques appellations à zéro central, ce qu’il ne pouvait plus faire à compter du début des années 1960. Si BMW avait profité avec sa série 500 du zéro central, Porsche a dû se résoudre d’entrée à modifier l’appellation de sa 901. Sans que cela gêne l’attrait de ce modèle, bien au contraire !

 

 

 

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